Faits Saillants de FEMNET 2018

Chers membres, chers partenaires et chers amis,


Au moment où l’année 2018 touche à sa fin, je suis vraiment reconnaissante et enthousiasmée par votre soutien indéfectible et votre détermination à concrétiser collectivement la vision de FEMNET, qui est celle de réaliser l’égalité des sexes et de faire en sorte que les femmes et les filles africaines jouissent de tous leurs droits et vivent dans la dignité. Depuis juin 2018, date à laquelle j’ai assumé le rôle de directrice de ce puissant réseau féministe panafricain, nous continuons ensemble à faire des avancées contre les oppositions persistantes et le rétrécissement de l’espace. Nous continuerons d’amplifier les voix des femmes et des filles et de veiller régulièrement à ce que le programme des droits des femmes soit au premier plan des décisions locales, nationales, régionales et mondiales ainsi que de l’organisation. Nous allons également collaborer avec vous, nos membres et nos partenaires, afin de démanteler les structures et systèmes de pouvoir qui légitiment et normalisent l’oppression des femmes et des filles.

Vous trouverez ci-dessous nos faits saillants de 2018. Nous vous invitons à continuer le parcours avec nous.

 

FEMNET @ 30 ans: le chemin parcouru en vaut la peine!

 

 FEMNET a eu 30 ans en 2018. Tout au long de l’année, nous avons constamment réfléchi au chemin parcouru par FEMNET et aux jalons résultant de notre ferme détermination à changer de manière positive la vie des femmes et des filles en Afrique. La solidarité et la sorité entre nos plus de 600 membres et divers partenaires et alliés ont grandement contribué à la création de l’avenir que nous voulons et que nous devons avoir pour les femmes et les filles de ce continent riche en ressources. En tant que l’un des plus grands réseaux féministes panafricains, FEMNET continue de bouleverser sans cesse les normes et pratiques patriarcales persistantes qui entravent la réalisation de l’égalité sexospécifique et n’honorent pas la promesse d’acquérir les droits et la dignité des femmes et des filles.

L’année 2018 a été pour FEMNET une année importante car nous avons réfléchi à nos empreintes et à notre impact dans le cadre du plan stratégique quinquennal (2014-2018). Au Secrétariat, Josephine Wangari, chargée du suivi et évaluation, Laura Origa, chargée des finances et Irene Muchomba, chargée du renforcement des capacités nous ont rejointes. Nous avons également souhaité la bienvenue à notre nouvelle Directrice Exécutive, Mme Memory Kachambwa, qui a invité les femmes et les filles africaines à «Persister et à ne pas abandonner la lutte car le travail n’est pas encore terminé». Le Board (Conseil d’Administration) a continué de fournir une orientation stratégique et un leadership au Secrétariat. Nous reconnaissons le soutien et l’engagement de nos partenaires au développement qui nous accompagnent.

 

Faits saillants de 2018

Dès le début de l’année, nous avons continué à mobiliser nos membres afin d’influencer le 30ème Sommet de l’UA ,  en exhortant les dirigeants africains à jouer un rôle actif dans l’éradication de la corruption afin de parvenir à une plus grande égalité entre les sexes en Afrique. La corruption est préjudiciable à l’élargissement des inégalités socioéconomiques, en particulier des inégalités entre les sexes. Le Bref Politique de FEMNET (2018)  fournit une analyse différenciée par sexe et présente des actions concrètes de lutter contre la corruption. Dans le cadre de continuer à fournir une expertise sur l’impact de la corruption en matière de droits des femmes, FEMNET a, en partenariat avec l’Architecture Africaine de la Gouvernance (AGA) de l’UA et d’autres partenaires, a convoqué le  Dialogue de Haut-Niveau sur la Démocratie, les Droits Humains et la Gouvernance (Tendances DG) et le Pré-Forum de Genre .

Les représentantes de FEMNET venant des 4 régions africaines revendiquant et influençant le Sommet des filles de l’UA au Ghana

Au cours de la 62ème Commission des Nations Unies sur le Statut de la Femme (CSW62), dont le thème était les «Défis et opportunités pour réaliser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles des zones rurales», FEMNET a dirigé la mobilisation et la liaison de l’activisme local, national, régional et mondial afin d’influencer les résultats de la CSW62. FEMNET a contesté l’utilisation de la langue dans les documents officiels de la CSW, allant des “femmes et filles rurales” à des “femmes et filles vivant dans des zones rurales”, en étant convaincu que le terme “femme rurale” indignait les femmes et les filles.

L’année 2018 a été importante pour FEMNET, car elle a permis de mieux comprendre comment les politiques et les pratiques macroéconomiques façonnent les réalités vécues par les femmes en Afrique. La deuxième African Feminist Macroeconomic Academy (AFMA) [Académie Macroéconomique Féministe Africaine (AFMA)] était une plate-forme destinée à renforcer les connaissances au sujet de l’intersection des droits des femmes et des politiques macroéconomiques, dans le contexte de la quatrième révolution industrielle et de l’avenir du travail.

Le paysage du financement en faveur du travail de défense des droits des femmes a été irrégulier et continue de faire face à des défis, en particulier pour répondre aux réalités vécues par les femmes et les filles en Afrique. FEMNET a lancé un appel pour que des organisations de défense des droits des femmes reçoivent des ressources significatives  .

En ce qui concerne la mise en œuvre de l’Agenda de Développement Durable à l’horizon 2030 , FEMNET, en tant que partenaire de Equal Measures 2030, a participé à l’élaboration de l’Indice Sexospécifique des ODD. Il s’agit d’un outil de données essentiel pour suivre les progrès et générer des données factuelles sur la mise en œuvre de l’ODD 5 relatif à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes. FEMNET fait partie d’un réseau de 13 organisations qui ont lancé la campagne Deliver for Good au Kenya.

Lancement à haut niveau de la campagne “Deliver for Good” au Kenya par les partenaires du programme Deliver for Good au Kenya, le gouvernement du Kenya, le gouvernement du Danemark et le gouvernement du Canada.

 

Reddition des comptes des dirigeants africains dans l’accomplissement de leurs obligations et engagements vis-à-vis des droits des femmes sur leur autonomie physique et leur intégrité – FEMNET, en partenariat avec l’Agence Suédoise de Coopération pour le Développement International (Sida) – par l’intermédiaire de l’Ambassade de Suède à Lusaka, en Zambie, a lancé et entamé le déploiement d’un partenariat stratégique de quatre ans   visant à renforcer la voix des femmes dans le cadre d’influencer les politiques et les décisions qui les concernent aux niveaux national, régional et mondial, tout en facilitant le leadership des femmes dans l’influence politique et la promotion de leurs droits relatifs à leur autonomie et leur intégrité corporelles. Plus précisément, le programme vise à plaider en faveur d’un accès à la santé et aux droits complets en matière de santé sexuelle et procréative (SDSR), en accordant la priorité à la fin des mutilations génitales féminines, à l’accès à un avortement sans risque et légal et à la fin des mariages d’enfants et de mariages forcés dans six pays cibles situés dans quatre sous-régions de l’Afrique, y compris la Zambie et le Mozambique en Afrique Australe, la Tanzanie et le Rwanda en Afrique Orientale et le Libéria et la Guinée Conakry en Afrique Occidentale.

La récente commémoration du 15ème anniversaire du Protocole de l’UA sur les Droits des Femmes en Afrique a réaffirmé notre détermination à continuer d’intensifier nos efforts conjoints de plaidoyer en faveur de la politique menée avec la coalition SOAWR afin de veiller à ce que les 14 pays restants qui n’ont pas encore signé et ratifié le Protocole de Maputo le fassent d’ici 2020. Cela inclura également une collaboration avec les ministères d’exécution des 41 pays d’Afrique ayant ratifié le Protocole de Maputo pour qu’ils l’intègrent dans leurs lois nationales et rendent compte à la Commission Africaine des Droits Humains et des Peuples (CADHP).

Membres de la Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines (SOAWR) (dont FEMNET est l’un des membres fondateurs) avec la Commissaire Lucy Asuagbor, Rapporteure Spéciale de l’UA sur les droits des femme en Afrique.Lors du 2nd Sommet des Filles, FEMNET a aidé une délégation de filles et de jeunes femmes africaines à influencer de manière significative le libellé du document final – incitant à une réflexion sur l’élaboration d’une politique d’élimination du mariage des enfants afin de passer du stade de la “protection des filles” au stade de la punition des auteurs et des actions criminelles de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles.

FEMNET se joint à la solidarité #JusticeForNoura, une adolescente soudanaise passible de la peine de mort pour le meurtre de son mari qu’elle a accusé de viol.

FEMNET a initié et contribué au contenu de conversations en ligne, notamment: #CSW62Africa; #WhatWomenWant; #NothingForUsWithoutUs; #AfricaDay2018; #SawaSouthSudan; #FundHerAfrica; #NikoNaWewe; #JusticeForMoiGirls; #Justice4BankMum; #SRHRDialogues; #KeepWanjikuSafe; #FollowTheProtocol; #ProtocolAt15; #Femonomics; #2ndAfricanGirlsSummit; #16DaysofActivism; #StopGBVatWork; #ILOendGBV#SRHRDialogues.

Au Ghana, FEMNET s’est associée à ses membres et à d’autres militantes des droits des femmes pour se mobiliser et réclamer la # Justice4BankMum. Cela a été retenu par les medias locaux du Ghana, les citoyens et le Président du Ghana, exigeant tous une action rapide pour arrêter un officier de police de la banque qui avait agressé une femme/cliente venue à la banque.

En 2019, notre objectif sera d’approfondir notre base de membres et de maintenir les relations avec nos partenaires. Sur le plan interne, nous continuerons à réfléchir, à apprendre et à être une organisation ayant une âme enracinée dans les principes et valeurs féministes et animée par notre esprit panafricain.

Au cours de la campagne de 16 à 365 jours d’activisme contre la violence sexiste, FEMNET a rejoint le Women’s Run pour sensibiliser les gens à la violence sexuelle et à la revendication de protection des femmes et des filles.

Dans la solidarité et la sorité

Memory Kachambwa, Directrice Exécutive

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